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Valery Larbaud 29 août 1881 : Naissance de Valery Nicolas Larbaud à Vichy ; il est le fils unique de Nicolas Larbaud, propriétaire des eaux Vichy Saint-Yorre, et d’Isabelle Bureau des Étivaux, fille de Valery Bureau des Étivaux, avocat et homme politique, exilé sous l’Empire, ami d’Eugène Sue. 1889 : Mort de Nicolas Larbaud. En Bourbonnais, l’enfant vit entre trois demeures : une maison avenue Victoria à Vichy, une villa à Saint-Yorre et la propriété de Valbois près de Saint-Pourçain-sur-Sioule. 1890-1891 : Fréquente les cours de l’école Carnot de Vichy. Lectures de jeunesse : s’enthousiasme pour Jules Verne et pour les Japoneries d’automne de Loti. 1891-1894 : Il est au collège Sainte-Barbe-des-Champs à Fontenay aux Roses. 1895 : Il est à Nice avec sa mère et sa tante au moment du Carnaval. Excursion sur la Riviera italienne. En septembre, il entre au lycée Henri-IV à Paris, où il sera externe, puis pensionnaire. 1896 : Il est marqué par l’enterrement de Verlaine à Saint-Étienne-du-Mont. Publication des Portiques, recueil de poèmes (100 exemplaires chez Simon Fumoux, à Cusset, imprimés aux frais de Mme Larbaud). Retiré du lycée Henri-IV, il séjourne à Valbois, Saint-Nazaire, Noirmoutiers, Nantes, Bourges… Il entre au lycée de Moulins en octobre. 1897 : Premier voyage en Espagne, qui lui laissera une forte impression. 1898 : Il voyage en Espagne et en Italie. En juillet, il est reçu à la première partie du baccalauréat. Madame Larbaud lui offre un tour d’Europe avec M. Voldoire, son homme de confiance : il passe par Liège, Cologne, Berlin, Saint-Pétersbourg, Moscou, Kharkov, Constantinople, Sofia, Belgrade et Vienne. 1899 : Voyage en Italie avec Madame Larbaud : Gênes, Florence, Venise, Milan, Turin. Il entre en octobre au lycée Louis-le-Grand, mais se fait renvoyer pour un mois avant la fin de l’année scolaire, ce qui mettra momentanément un terme à ses études. 1900 : Séjourne à Vichy et Valbois. Fait imprimer à Cusset, sous le pseudonyme de L. Hagiosy, Les Archontes ou la Liberté religieuse. Il échoue à la seconde partie du baccalauréat en novembre. Voyage en Italie avec Jean-José Frappa ; il passe notamment par Rome, Naples, Florence, Saint-Marin, Venise, Milan et Turin. 1901 : Il traduit The Rhyme of the Ancient Mariner de Coleridge, édité par Léon Vanier, et obtient avec succès la seconde partie de son baccalauréat en juillet. Une revue, La Plume, publie en août ses traductions de ballades irlandaises et écossaises. Il voyage en Belgique et en Hollande en compagnie de Marcel Ray. Il s’inscrit à la Sorbonne pour préparer une licence de lettres. 1902 : Il rend visite à Marcel Ray à Munich, en compagnie de sa tante Jeanne Bureau des Étivaux, puis voyage en Angleterre avec Mme Larbaud et Paul Colombier. Les rapports avec sa mère sont tendus, celle-ci l’ayant doté d’un conseil judiciaire. Il commence à travailler aux œuvres d’A. O. Barnabooth, son double littéraire. 1903 : Il est en Italie en compagnie de la jeune femme nommée « Isabelle » dans Mon plus secret conseil. 1904 : Voyage à Athènes en compagnie de sa mère, après sa rupture avec Isabelle. Il passe l’hiver à Toulouse. Son article Anges de la littérature paraît dans le numéro de mars-avril de L’Œuvre d’Art International. 1905 : Voyage d’affaires en Algérie pour rencontrer les dépositaires de la source Saint-Yorre. Il visite Tunis et Hippone. En compagnie d’une amie, il se rend en Scandinavie puis en Espagne. 1906 : Cure à la Bourboule. Il s’installe à Montpellier pour l’hiver. 1907 : Il se rend en Angleterre, avec sa mère d’abord, puis seul. Il reste à Londres jusqu’à l’automne. Il est reçu brillamment à sa licence, et passe à nouveau l’hiver à Montpellier. 1908 : Barcelone, Marseille, Nice. 4 juillet : Publication par Messein des Poèmes par un riche amateur. Octave Mirbeau lui donne sa voix pour le Goncourt. 1909 : S’installe en janvier à San Remo, avant de retourner à Montpellier. Part en avril pour Londres, puis Warwick ; il parcourt l’Angleterre. Il commence sa thèse sur Walter Savage Landor ; c’est aussi le début de sa collaboration à La Phalange. Il rencontre Léon-Paul Fargue à l’enterrement de Charles-Louis Philippe à Cérilly. 1910 : Retraite à Vichy et à Valbois, interrompue par un voyage en Suisse. Le 1er mars Fermina Márquez commence à paraître dans la Nouvelle Revue Française. Un Hommage à Charles-Louis Philippe et Le Couperet paraissent dans La Phalange du 20 janvier et du 20 octobre. Regagne Paris en novembre, d’où il part en excursions avec Léon-Paul Fargue. Il se convertit au catholicisme et reçoit le baptême le 24 décembre. 1911 : Fermina Márquez paraît chez Fasquelle ; Charles-Louis Philippe, chez Georges Bodat, à Cérilly. En Béarn, Larbaud rencontre Francis Jammes et Alexis Léger (Saint- John Perse) ; à Londres, il fait la connaissance d’André Gide. 1912 : Reçoit Gide à Vichy. Passe ensuite presque toute l’année à Florence, où il se lie d’amitié avec les professeurs de l’Institut français, Benjamin Crémieux, Louis Chadourne. Il y retrouve Gide. 1913 : Parution de A. O. Barnabooth, ses œuvres complètes, c’est-à-dire un Conte, ses Poésies et son Journal intime, aux Éditions de la Nouvelle Revue Française. Séjourne quatre mois à Paris avec sa mère, avant de partir pour l’Angleterre, puis retour en France ; il est début décembre à Monaco. 1914 : Séjourne à Montpellier et à Sète. En mai, il gagne Londres où le surprendra la déclaration de guerre : réformé, il travaille comme infirmier bénévole à Vichy, à l’hôtel du Parc, propriété familiale qui restera réquisitionnée jusqu’en 1916. 1916-1918 : Il s’installe à Alicante, chargé d’une « mission journalistique » par le Figaro. Fait quelques voyages à Madrid, au cours desquels il rencontre Ramón Gómez de la Serna. À son retour en France, il s’installe au 71, rue du Cardinal-Lemoine, dans le 5e arrondissement de Paris. Il publie Enfantines aux Éditions Gallimard. 1919 : Alicante, Paris, Valbois, Londres. 1920 : Alicante, Paris et quelques séjours en Bourbonnais. Il rencontre James Joyce dans la librairie de Sylvia Beach, et publie sa traduction d’Erewhon ou De l’autre côté des montagnes, de Samuel Butler, aux Éditions Gallimard. 1921 : Traduction d’Ainsi va toute chair, de Samuel Butler (Éditions Gallimard). Séjours à Genève et à Londres. 1922 : Traduction de La Vie et l’habitude, de Samuel Butler (Éditions Gallimard). Voyage en Italie : Bordighera, Rome, Gênes (où il rencontre Maria Angela Nebbia, qui sera sa compagne jusqu’à la fin). 1923 : Conférences à Madrid et à Barcelone ; séjour à Montpellier. Il partage ensuite son temps entre Paris, la Bretagne et Valbois. Publication d’Amants, heureux amants, précédé de Beauté, mon beau souci et suivi de Mon plus secret conseil (Éditions Gallimard). Début de la collaboration à La Nación (Buenos Aires). 1924 : Traduction de Nouveaux voyages en Erewhon, de Samuel Butler (Éditions Gallimard). Voyage en Italie (Turin, Gênes, Pise, Florence, Recanati, Saint-Marin…). Sortie du premier numéro de Commerce, dans lequel il publie avec Auguste Morel une traduction de fragments de l’Ulysse de Joyce. Il collaborera à la revue jusqu’en 1932. 1925 : Premier semestre à Paris. Ce vice impuni, la lecture (domaine anglais) paraît chez Messein. Voyage en Italie : Turin, Lac d’Orta, Milan, Gênes. 1926 : Voyage au Portugal : Lisbonne et Bussaco. Retour précipité du Portugal en mars, suite au décès de sa tante, Jeanne Bureau des Étivaux. 1927 : Parution d’Allen (Éditions « Aux Aldes »), et de Jaune Bleu Blanc (Éditions Gallimard). L’été, voyage au Luxembourg, en Belgique, en Hollande. 1928 : Nîmes, Arles, Marseille, Gênes, où il tombe malade le 20 février. Il quitte l’Italie le 10 mars pour la Provence, avant de regagner Vichy et de repartir pour Gênes. 1929 : Parution de l’édition définitive d’Allen chez Gallimard. Adrienne Monnier publie Ulysse, « traduit de l’anglais par M. Auguste Morel, assisté par M. Stuart Gilbert. Traduction entièrement revue par M. Valery Larbaud, avec la collaboration de l’auteur ». (Paris, La Maison des Amis des Livres). 1930 : Séjours à Nîmes et à Montpellier. Ne quitte pas la France, en raison de l’état de santé de sa mère. Madame Larbaud s’éteint à Vichy le 11 octobre dans sa quatre-vingt-huitième année. 1931 : Voyages en Italie et en Suisse. 1932 : Publie Technique aux Éditions Gallimard. Voyage en Italie. Cure à Challes-les-Eaux pendant l’été. 1933 : Voyage en Suisse, au Liechtenstein et en Italie. Cure à Challes-les-Eaux. Laeta, petite fille de Maria Angela Nebbia, vient partager leur vie. 1934 : Souffrant, il doit suivre un traitement à Paris. En mai, il est à Londres, puis à Llangar, où a vécu Samuel Butler. Il partage son temps entre Valbois, Vichy et Paris. En fin d’année, il effectue un bref séjour en Belgique. 1935 : Il rend visite à Marcel Ray alors en poste en Albanie à Tirana. Il effectue son retour par bateau en passant par Raguse, Trieste et Venise. Il arrive à Paris en août, très malade. Le même mois, Larbaud est victime d’un accident cérébral dans le jardin de la rue du Cardinal-Lemoine. Il reste paralysé et privé de l’usage de la parole. 1936 : Lente amélioration de son état. Il peut à nouveau écrire, de la main gauche. Publication des Carnets de Samuel Butler aux Éditions Gallimard. 1937 : Durant les six premiers mois, recommence à lire. Il passe l’été à Valbois, et regagne Paris à l’automne. 1938-1939 : Parution de Aux couleurs de Rome (Gallimard). À Paris, Larbaud emménage au 49, avenue Charles-Floquet. 1940-1956 : Il passe ses étés à Valbois et le reste de l’année à Vichy. Paraissent, en 1941, La Paix et le salut, Ce Vice impuni, la lecture. Domaine français (Éditions Gallimard) ; en 1946, Sous l’invocation de Saint-Jérôme (Éditions Gallimard) ; en 1949, Gwenny-toute-Seule (Éditions Ides et Calendes) ; en 1952, Gaston d’Ercoule (Éditions Vrille) ; de 1950 à 1955, les Œuvres complètes en 10 volumes. 2 février 1957 : Mort de Valery Larbaud à Vichy. |
Paru chez Sillage Lien |
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Éditions d’Allen La Nouvelle Revue Française, 14e année, n° 161 (1er février 1927) et n° 162 (1er mars 1927). Sans le « Prologue au lecteur » ni les « Notes ». Œuvres de Larbaud Œuvres complètes, 10 tomes, Paris, Gallimard, 1950-1955. Journaux Journal, 1912-1935, préface et notes de Robert Mallet, Paris, Gallimard, 1955. Correspondance Francis Jammes et Valery Larbaud. Lettres inédites, introduction et notes de Georges Jean-Aubry, Paris, La Haye, A. A. M. Stols, 1947. Critique Georges Jean-Aubry, Valery Larbaud, sa vie et son œuvre, Monaco, Éditions du Rocher, 1949. Seul le tome I (La Jeunesse, 1881-1920) a paru. Traductions Samuel Taylor Coleridge, La Chanson du vieux marin, Paris, Léon Vanier, 1901. |
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Éditions Sillage - 17 rue Linné - 75005 Paris |
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